
Crise d’angoisse : que faire sur le moment ? Découvrez des repères simples pour apaiser l’anxiété et savoir quand consulter un psychologue à Bordeaux.
Une crise d’angoisse peut survenir brutalement, avec une sensation de perte de contrôle très intense. Le coeur s’accélère, la respiration devient difficile, le corps se tend, et l’on peut avoir l’impression que quelque chose de grave est en train de se produire. Pourtant, même si cette expérience est très éprouvante, elle n’est pas dangereuse en elle-même dans la majorité des cas.
Savoir quoi faire sur le moment peut aider à retrouver progressivement un sentiment de sécurité et à diminuer l’intensité de la crise.
Une crise d’angoisse peut s’accompagner de plusieurs manifestations :
Ces symptômes sont réels, physiques, impressionnants. Ils sont souvent liés à une montée très forte de l’anxiété et à une activation brutale du corps.
Quand la crise monte, l’objectif n’est pas de « se contrôler parfaitement », mais de revenir peu à peu à quelque chose de plus stable.
Sur le moment, tout semble urgent. Pourtant, une crise d’angoisse a un début, un pic, puis une retombée. Se répéter intérieurement une phrase simple peut aider :
Ce que je ressens est très inconfortable, mais cela va redescendre.
Nommer ce qui se passe permet parfois de réduire la peur de la peur.
L’une des difficultés les plus fréquentes est l’impression de manquer d’air. En réalité, l’angoisse pousse souvent à respirer trop vite. Le plus utile est de chercher une respiration plus lente, sans viser la perfection.
Par exemple :
L’idée n’est pas de réussir un exercice parfait, mais d’envoyer au corps un signal de ralentissement.
L’angoisse projette souvent dans un scénario catastrophe. Revenir à l’environnement immédiat aide à sortir, même partiellement, de cette spirale.
Vous pouvez essayer de repérer :
Cette technique d’ancrage peut aider à rétablir un contact avec le réel.
Pendant une crise d’angoisse, le corps se met en alerte. Desserrer les mâchoires, relâcher les épaules, poser les pieds au sol ou s’asseoir peut déjà envoyer un message d’apaisement.
Si cela vous aide, vous pouvez aussi prendre un objet dans vos mains, boire une gorgée d’eau, ou vous appuyer contre un mur pour retrouver un sentiment d’appui.
Vouloir chasser immédiatement toutes les sensations augmente souvent la tension. Il est parfois plus apaisant d’adopter une attitude intérieure du type :
Je n’aime pas ce moment, mais je peux le traverser.
Cette posture ne fait pas disparaître la crise instantanément, mais elle limite parfois l’emballement.
Quand la crise redescend, il est fréquent de se sentir vidé(e), honteux(se) ou inquiet(e) à l’idée que cela recommence. Pourtant, l’après-crise est important.
Il peut être utile de :
Cela peut aider à mieux comprendre les déclencheurs et à prévenir d’autres épisodes.
Une consultation psychologique peut être utile si :
Un psychologue peut aider à comprendre ce qui alimente ces crises, à repérer les facteurs déclenchants et à construire des repères plus solides pour les traverser.
Même si les crises d’angoisse sont fréquentes, certains symptômes doivent conduire à demander un avis médical, surtout s’ils sont inhabituels, très intenses ou s’il existe un doute. Par exemple : douleur thoracique importante, malaise, perte de connaissance, ou symptômes nouveaux.
Lorsque l’on ne sait pas si l’on fait face à une crise d’angoisse ou à un problème médical, il est préférable de ne pas rester seul(e) avec ce doute.
Une crise d’angoisse est une expérience impressionnante, mais elle peut être traversée. Respirer plus lentement, revenir au présent, relâcher le corps et se rappeler que la vague va redescendre sont souvent des premiers appuis utiles. Si les crises se répètent, un accompagnement psychologique peut permettre de mieux comprendre ce qui se joue et de retrouver un quotidien plus apaisé.