Crise d’angoisse : que faire sur le moment ?

Anxiété Bien-être et accompagnement psychologique Comprendre ses émotions

Crise d’angoisse : que faire sur le moment ? Découvrez des repères simples pour apaiser l’anxiété et savoir quand consulter un psychologue à Bordeaux.

 

Une crise d’angoisse peut survenir brutalement, avec une sensation de perte de contrôle très intense. Le coeur s’accélère, la respiration devient difficile, le corps se tend, et l’on peut avoir l’impression que quelque chose de grave est en train de se produire. Pourtant, même si cette expérience est très éprouvante, elle n’est pas dangereuse en elle-même dans la majorité des cas.

Savoir quoi faire sur le moment peut aider à retrouver progressivement un sentiment de sécurité et à diminuer l’intensité de la crise.

 

Comment reconnaître une crise d’angoisse ?

Une crise d’angoisse peut s’accompagner de plusieurs manifestations :

  • palpitations ;

 

  • sensation d’oppression ou difficulté à respirer ;

 

  • vertiges ;

 

  • tremblements ;

 

  • sueurs ;

 

  • boule dans la gorge ;

 

  • nausées ;

 

  • impression de perdre le contrôle, de devenir fou ou de faire un malaise.

Ces symptômes sont réels, physiques, impressionnants. Ils sont souvent liés à une montée très forte de l’anxiété et à une activation brutale du corps.

 

Que faire pendant une crise d’angoisse ?

Quand la crise monte, l’objectif n’est pas de « se contrôler parfaitement », mais de revenir peu à peu à quelque chose de plus stable.

1. Se rappeler que la crise va passer

Sur le moment, tout semble urgent. Pourtant, une crise d’angoisse a un début, un pic, puis une retombée. Se répéter intérieurement une phrase simple peut aider :

Ce que je ressens est très inconfortable, mais cela va redescendre.

Nommer ce qui se passe permet parfois de réduire la peur de la peur.

2. Ralentir la respiration sans se forcer

L’une des difficultés les plus fréquentes est l’impression de manquer d’air. En réalité, l’angoisse pousse souvent à respirer trop vite. Le plus utile est de chercher une respiration plus lente, sans viser la perfection.

Par exemple :

  • inspirer doucement par le nez ;

 

  • souffler plus longtemps que l’inspiration ;

 

  • recommencer pendant quelques minutes.

L’idée n’est pas de réussir un exercice parfait, mais d’envoyer au corps un signal de ralentissement.

3. Revenir au présent par les sensations

L’angoisse projette souvent dans un scénario catastrophe. Revenir à l’environnement immédiat aide à sortir, même partiellement, de cette spirale.

Vous pouvez essayer de repérer :

  • 5 choses que vous voyez ;

 

  • 4 choses que vous touchez ;

 

  • 3 choses que vous entendez ;

 

  • 2 choses que vous sentez ;

 

  • 1 chose que vous goûtez ou une sensation corporelle simple.

Cette technique d’ancrage peut aider à rétablir un contact avec le réel.

 

4. Relâcher légèrement le corps

Pendant une crise d’angoisse, le corps se met en alerte. Desserrer les mâchoires, relâcher les épaules, poser les pieds au sol ou s’asseoir peut déjà envoyer un message d’apaisement.

Si cela vous aide, vous pouvez aussi prendre un objet dans vos mains, boire une gorgée d’eau, ou vous appuyer contre un mur pour retrouver un sentiment d’appui.

5. Eviter de lutter violemment contre la crise

Vouloir chasser immédiatement toutes les sensations augmente souvent la tension. Il est parfois plus apaisant d’adopter une attitude intérieure du type :

Je n’aime pas ce moment, mais je peux le traverser.

Cette posture ne fait pas disparaître la crise instantanément, mais elle limite parfois l’emballement.

 

Que faire juste après ?

Quand la crise redescend, il est fréquent de se sentir vidé(e), honteux(se) ou inquiet(e) à l’idée que cela recommence. Pourtant, l’après-crise est important.

Il peut être utile de :

  • s’accorder un moment de repos ;

 

  • boire de l’eau ;

 

  • éviter de reprendre immédiatement un rythme très exigeant ;

 

  • noter ce qui s’est passé avant la crise ;

 

  • repérer le contexte, les pensées ou les sensations qui ont précédé.

 

Cela peut aider à mieux comprendre les déclencheurs et à prévenir d’autres épisodes.

 

Quand consulter un psychologue ?

Une consultation psychologique peut être utile si :

  • les crises deviennent fréquentes ;

 

  • vous commencez à éviter certains lieux ou certaines situations ;

 

  • la peur d’une nouvelle crise prend beaucoup de place ;

 

  • l’anxiété perturbe le sommeil, le travail ou les relations ;

 

  • vous vous sentez épuisé(e) par cette hypervigilance.

 

Un psychologue peut aider à comprendre ce qui alimente ces crises, à repérer les facteurs déclenchants et à construire des repères plus solides pour les traverser.

 

Quand faut-il demander un avis médical rapidement ?

Même si les crises d’angoisse sont fréquentes, certains symptômes doivent conduire à demander un avis médical, surtout s’ils sont inhabituels, très intenses ou s’il existe un doute. Par exemple : douleur thoracique importante, malaise, perte de connaissance, ou symptômes nouveaux.

Lorsque l’on ne sait pas si l’on fait face à une crise d’angoisse ou à un problème médical, il est préférable de ne pas rester seul(e) avec ce doute.

 

En résumé

Une crise d’angoisse est une expérience impressionnante, mais elle peut être traversée. Respirer plus lentement, revenir au présent, relâcher le corps et se rappeler que la vague va redescendre sont souvent des premiers appuis utiles. Si les crises se répètent, un accompagnement psychologique peut permettre de mieux comprendre ce qui se joue et de retrouver un quotidien plus apaisé.